Prix moyen d’un poêle à bois ou d’un insert

Prix moyen d’un poêle à bois ou d’un insert

Différences et caractéristiques des inserts et poêles à bois

Les poêles à bois et les inserts font partie des équipements de chauffage les plus performants, les plus confortables et les plus écologiques. En général, l’Etat fournit même un crédit d’impôt pour aider les foyers à les acheter et à les installer.

Mais lorsqu’on décide d’acquérir un poêle de bois ou un insert, on est toujours confronté à une petite problématique, celle du choix du dispositif. En effet, il existe différents modèles de poêles et d’inserts sur le marché, et pour opérer le meilleur choix, il faut au préalable connaître les caractéristiques du produit.

Les différents types de poêles à bois

Les poêles sont classés en 3 grandes catégories suivant la technique de propagation de la chaleur qui leur est associée. Ainsi, on retrouve dans les commerces des poêles à convection, des poêles à rayonnement et des foyers fermés.

Les poêles à convection

Les poêles à convection produisent de l’air chaud, lequel est diffusé dans la maison grâce à des conduits. Ce sont des poêles très réactifs dont le temps de production de chaleur est très court. Les modèles de poêles à convection les plus courants sont le poêle en acier et le poêle en fonte. La chaleur qu’ils produisent procure une excellente sensation de confort.

Le rendement moyen d’un poêle à bois se situe entre 65 et 80%

Coût moyen des poêles en acier ou en fonte

Les poêles en acier ou en fonte coûtent entre 450 et 5 000 euros. Les particuliers qui aimeraient en avoir dans leur logis principal peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % pour l’installation.

Principaux inconvénients

Le principal inconvénient du poêle en acier ou en fonte est qu’il rejette de fines particules lorsque le bois à consumer n’est pas bien sec. En outre, il est nécessaire de remettre du bois toutes les 5 ou 10 heures (cela dépend de la capacité d’autonomie du poêle).

Les poêles à rayonnement

Les poêles à rayonnement transmettent la chaleur produite à des masses (murs, bâti, cloisons du poêle…), qui les répandent ensuite dans le logis. Ils ne dégagent aucune poussière et n’assèchent pas l’air de la maison.

Dans la pratique, les poêles de rayonnement sont plutôt appelés poêles de masse à longue inertie. Ils sont dotés d’une double ossature dont la seconde est faite en briques de céramique, en faïence ou en stéatite (il s’agit d’une pierre volcanique). Leur consommation de bois est de 30 % inférieure à la norme, et leur rendement atteint parfois les 90 %. Ils ont une autonomie de 10 heures minimum.

Coût moyen d’un poêle de masse à longue inertie

Le prix d’un poêle de masse à longue inertie se situe entre 3 000 et 15 000 euros. Il est éligible au crédit d’impôt de 30 %.

Principaux inconvénients du modèle

Ce type de poêle pèse entre 300 et 400 kg et est très spacieux. Il peut être difficile d’en installer un dans une résidence où l’espace fait déjà défaut à cause de l’ameublement. En outre, il est préférable, compte tenu de la masse qui le représente, de ne l’installer que dans un logement neuf et définitif.

Les foyers fermés

Cette catégorie mixte est constituée de poêles à convection et de poêles à rayonnement dont la cavité de combustion est protégée par une vitre. Leur ossature est fabriquée en céramique.

Les poêles à double combustion

Egalement éligibles au crédit d’impôt, les poêles à double combustion sont le modèle le plus efficace et le plus économique des poêles. En effet, un premier foyer permet au poêle de brûler le bois, et ensuite, un second foyer brûle les gaz issus de la première combustion pour davantage de chaleur. Leur rendement est compris entre 60 et 85 %.

Coût moyen des poêles à double combustion

Leur coût se situe entre 1 200 et 4 500 euros.

Principal inconvénient du modèle

Bien que très efficace, le poêle à double combustion a une faible autonomie de 2 heures maximum.

Une précision importante au sujet de l’insert

L’insert est un dispositif sous forme de caisson qui est encastré au cœur d’une cheminée à foyer ouvert. Il est assez semblable, une fois installé, à un poêle à bois de type foyer fermé. Seul un spécialiste peut déterminer le type d’insert qui convient à chaque cheminée et procéder à l’installation. Si celle-ci est confiée à un bricoleur ou à un artisan non confirmé, le particulier s’expose à des risques d’incendie et d’explosion.

Les différents types d’insert

On rencontre 2 types d’inserts. La première catégorie peut être insérée sans difficulté dans une cheminée déjà existante, tandis que la seconde est solidaire de la cheminée qui les accueille.

Ainsi, ils sont à installer en même temps que la cheminée. Les inserts sont aussi classés suivant le matériau de fabrication. Les spécialistes fabriquent ainsi des inserts en acier et des inserts de fonte.

Les inserts de fonte sont plus performants pour la diffusion de la chaleur et le maintien de la température que les inserts en acier. Cependant, les 2 genres ont un rendement intéressant pouvant atteindre les 80 %.

Le prix de revient d’un insert

Il faut compter au moins 600 euros pour avoir un insert, et au plus 5 000 euros. Ce matériel est aussi éligible au crédit d’impôt de 30 %.

Comparatif insert et poêle à bois

A puissance égale, un insert fournit exactement la même quantité de chaleur qu’un poêle à bois. La principale différence se situe au mode de diffusion de la chaleur. En effet, le poêle répand plus vite la chaleur dans la maison que l’insert. En outre, les coûts du poêle à bois et de l’insert sont plus ou moins équivalents, sauf dans le cas d’un poêle de masse, seul modèle dont le prix de revient surpasse largement les 5 000 euros.

Que choisir : poêle à bois ou insert ?

Si les coûts et les caractéristiques ne permettent pas de faire un choix objectif, quelques paramètres supplémentaires serviront à prendre la bonne décision. Ce sont :

  • Le temps et le coût d’installation
  • Le type de logement que l’on souhaite équiper d’un chauffage (location ou propriété privée)

L’importance du temps et du coût d’installation

Le crédit d’impôt ne prend que l’achat du matériel en compte, la main-d’œuvre étant entièrement à la charge du bénéficiaire. Or, un insert est plus coûteux à installer qu’un poêle, et il exige une expertise avérée. Si l’on doit se baser sur ces critères, il est judicieux d’opter pour un poêle, plutôt que pour un insert de cheminée.

Le facteur logement

Comme pour l’installation, il est plus simple de démonter un poêle qu’un insert de cheminée. Si le système de chauffage est pour équiper une location, le locataire gagnerait à installer un poêle pour ne pas engager de grands frais à son départ.

Il optera pour l’insert si et seulement si une cheminée était déjà présente dans le logement, et s’il juge que lecoût de revient de l’insert sera plus bas que celui de l’installation d’un poêle.

Si le particulier réside dans sa propre demeure, il peut effectuer des investissements coûteux pour le confort de son logis sans crainte. Il est donc libre d’installer un poêle, un insert ou même les 2 s’il en a les moyens.

Quelques conseils pratiques

L’installation d’un poêle ou d’un insert doit être effectuée par un professionnel ou une société accréditée par le label RGE (reconnu garant de l’environnement).

Mais avant de lancer les travaux, on peut toujours faire examiner sa demeure par un spécialiste et demander différents devis. Prendre conseil auprès d’un expert permettra d’obtenir davantage d’informations et de savoir quel type de poêle ou d’insert est adapté à sa maison.

D’un autre côté, avoir plusieurs devis permet de se faire une idée précise du coût des travaux et de vérifier la qualité du matériel qui sera utilisé. Enfin, rien n’empêche d’avoir à la fois un poêle et une cheminée et de les utiliser alternativement si l’on en a la possibilité. Le poêle servira au chauffage dans la journée, et la cheminée prendra le relai de la nuit au petit matin.

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